Augmented Translation

MeetMe : rencontre avec Susanna Fiorini

Bienvenue dans MeetMe, une série d'articles pour connaître les traducteurs et traductrices qui ont déjà adopté la traduction automatique. Aujourd'hui, c'est au tour de Susanna Fiorini, traductrice et rédactrice italienne installée en France depuis de nombreuses années.


Depuis combien de temps faites-vous de la post-édition ?

J’ai commencé ma carrière de traductrice indépendante en 2010, quand on avait encore l’habitude de bien rigoler de la traduction automatique. Entre 2013 et 2018, j’ai occupé des postes de traductrice salariée. En 2018, quand j’ai décidé de me remettre à mon compte, la post-édition de traduction automatique était devenue une réalité. Je l’ai donc intégrée assez rapidement à mon offre de services.


Pourquoi avez-vous intégré la post-édition à votre offre de services ?

Je suis spécialisée en marketing et la post-édition n’est pas spécialement mon cœur de métier puisque ces types de textes ne sont généralement pas très adaptés à la traduction automatique. J’ai néanmoins décidé de m’y former et de l’intégrer à mes compétences suite à un projet reçu en 2018 par une agence : ils voulaient que je fasse de la post-édition de traduction automatique sur un texte très rédactionnel dans le domaine de la mode et du marketing. Autant vous dire que j’ai passé des heures à rendre le texte publiable en italien ! La frustration que j’ai ressentie m’a poussée à me dire qu’il fallait que je me forme pour ne plus me faire avoir et pour « éduquer » les clients aux bonnes pratiques de la traduction et de la post-édition.


Avez-vous suivi des formations en post-édition ?

Quand j’ai eu mon master à l’ESIT en 2010, la post-édition de traduction automatique n’était même pas mentionnée parmi les compétences nécessaires pour réussir dans le monde de la traduction. Aujourd’hui, la donne a bien changé. C’est pour cela que j’essaie de suivre l’actualité et de me former de façon régulière grâce à des webinaires, des lectures, des conférences… Très récemment, j’ai également suivi la formation à la demande proposée par Sara Grizzo : je la conseille à tou.te.s les italophones et germanophones.


Travaillez-vous avec des agences de traduction ou avec des clients directs ?

Je travaille pour des agences ainsi que pour des clients directs. J’intègre la traduction automatique à mon flux de travail uniquement quand le client me le demande. Il peut s’agir de fichiers pré-traduits (dans la plupart des cas) ou d’une utilisation interactive (très rarement). En tout cas, je n’accepte d’utiliser la traduction automatique que si cela est pertinent au vu du type de texte et si elle est intégrée dans un outil de TAO (notamment mon outil de prédilection SDL Trados Studio).


Quel est le fournisseur de traduction automatique que vous utilisez ?

SDL Machine translation, ModernMT et les moteurs internes de certains de mes clients.


Avez-vous remarqué une augmentation de la demande en post-édition au cours des dernières années ?

Oui, sans aucun doute !


Que conseillez-vous aux traducteurs et traductrices qui cherchent à se rapprocher de la post-édition ?

De bien lui laisser sa chance et de se donner un certain temps d’apprentissage. Elle peut nous aider à traduire plus rapidement des textes peu créatifs et nous laisser plus de temps pour des missions qui nous permettent d’exprimer toute notre créativité et notre passion pour ce beau métier qu’est la traduction.



Avez-vous des questions ou des remarques? N'hésitez pas à laisser un commentaire !

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Lyon, France

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