Augmented Translation

La règle des deux secondes en post-édition, qu’est-ce que c’est ?

Vous avez probablement déjà entendu parler de cette règle, surtout si vous vous êtes déjà formé à la post-édition d’une traduction automatique. Il s’agit d’une règle très simple qui permet d’augmenter la rentabilité d’un projet de post-édition. En deux secondes, vous devez décider si utiliser la traduction automatique brute ou pas.


Rentabilité !

C’est le mot-clé que vous devez garder en tête. Tout projet de post-édition doit être rentable, or, pendant la phase de négociation, cette rentabilité est parfois difficile à juger, surtout si vous n’avez pas assez d’expérience dans la post-édition. Heureusement, il existe de stratagèmes qui nous aident à rectifier le tir ; accepter un projet qui plus tard se révèle être un cauchemar linguistique, cela peut arriver à tout le monde, même aux post-éditeurs les plus expérimentés. Un de ces stratagèmes est la « règle des deux secondes ».


La règle des deux secondes, c’est quoi ?

La règle des deux secondes peut être appliquée pendant la phase de post-édition. En deux secondes, vous devez être capable de choisir entre une des actions suivantes :


Action 1 : Modifier la traduction automatique brute

Dans ce cas, vous jugez que la traduction automatique brute est utilisable et vous décidez de la modifier.


ou


Action 2 : Effacer tout le segment et traduire à partir de zéro

Vous effacez la traduction automatique brute et vous commencez à traduire comme s’il s’agissait d’un projet de traduction, et non pas d’une post-édition.

C’est tout ?

La règle des deux secondes est simple à comprendre, mais compliquée à respecter. En tant que post-éditeur, vous devez vous rappeler qu’en acceptant un projet de post-édition, vous sacrifiez votre style d’écriture et vos préférences personnelles. Ce sacrifice coûte cher, car nous voulons tous que nos phrases soient les plus jolies possibles, nous voulons tous apporter une touche personnelle à notre travail. Toutefois, en post-édition vos corrections doivent être objectives : laissez-vous guider par les consignes reçues par l’agence de traduction ou par le client direct. Ces consignes définissent les modifications que vous devez apporter. Ne perdez pas de temps à suranalyser la traduction automatique brute e prenez vite une décision (Action 1 ou Action 2).


Dois-je me chronométrer à chaque segment ?

Surtout pas ! En fait, cette « règle » nous rappelle tout simplement de ne pas perdre le cap : la rentabilité. Aucun post-éditeur ne compte les secondes passées sur chaque segment de traduction. À vrai dire, parfois j’ai moi-même besoin de plus de deux secondes avant de décider l’action à entreprendre, et il m’est arrivé de commencer à modifier la traduction automatique brute (Action 1) et ensuite de tout effacer (Action 2). Jackpot ! Deux actions en une !


Cette règle ne doit pas être source de stress. Ne vous mettez pas trop la pression pour finir le projet de post-édition le plus vite possible, surtout s'il s'agit d'un premier projet de ce type. Rappelez-vous simplement que vous avez la liberté de ne rien utiliser de la phrase proposée par le moteur de traduction automatique et qu'opter pour une traduction conventionnelle peut s'avérer la meilleure option dans le contexte d'une post-édition.



La post-édition n’a quasiment plus de secrets pour vous maintenant ! Quels sont les stratagèmes que vous adoptez pour augmenter votre productivité ? Peut-être que, sans le savoir, vous appliquiez déjà cette règle ? Je suis tout ouïe !

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