Augmented Translation

9 questions à poser avant d’accepter un projet de post-édition

Updated: Nov 12, 2020

« Bonjour, nous recherchons actuellement des post-éditeurs et votre profil nous intéresse. Pourriez-vous nous envoyer votre CV ? » L’acceptation d’un projet de post-édition demande de recueillir davantage d’informations par rapport un projet de traduction. Avant de répondre à une nouvelle demande de collaboration, respirez à fond et posez les bonnes questions.


1. Quelle est la combinaison linguistique ?

C’est la première chose à demander. Il peut arriver que le client ne connaisse pas le métier de traducteur, en croyant que vous êtes capable de traduire vers n’importe quelle langue, ou qu’il s’est tout simplement trompé de langue cible en consultant votre profil ou votre CV.


2. Quel est le domaine ?

Deuxièmement, connaître le domaine des contenus à post-éditer vous permet de juger s’il s’agit d’un projet qui vous intéresse. S’il s’agit d’un de vos domaines de spécialisations ou d’intérêt, la post-édition (tout comme une traduction) sera plus rapide, car vous êtes familier avec la terminologie et les concepts de base. Demandez au client d’être le plus spécifique possible ; « le tourisme » n’est pas une réponse satisfaisante, car dans le secteur du tourisme existent des contenus plus ou moins techniques ou commerciales, par exemple.

3. Quel moteur de traduction automatique utilisez-vous ?

Selon la nature de la collaboration, vous serez confronté à deux cas de figure. Soit le client (souvent un client direct) ne fournit pas le texte prétraduit automatiquement, et dans ce cas c’est à vous de choisir et utiliser le moteur de traduction automatique le plus adapté, soit le client (souvent une agence de traduction) a déjà mis en place un processus de post-édition, et dans ce cas vous êtes prêts à poser les deux questions suivantes.

4. Ce moteur de traduction automatique, est-il entraîné ?

Par « entraîné » on entend un moteur qui a été créé expressément pour traiter un domaine spécifique. Si le moteur utilisé par le client a été entrainé, jackpot. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas très grave, tant que le client répond affirmativement à la question suivante.


voire


5. Ce moteur de traduction automatique, est-il mis à jour ?

Il est très important qu’un moteur de traduction automatique soit mis à jour régulièrement et soit « amélioré » au fur et à mesure que le projet de post-édition avance. Un moteur mis à jour régulièrement permet de post-éditer plus rapidement, car les traductions automatiques brutes sont de meilleure qualité.


Attention ! La réponse aux trois questions précédentes vous permet de savoir si le client « triche », c’est-à-dire s’il est en train de vendre une traduction alors qu’il vous demande de travailler sur une post-édition. Restez attentifs aux réponses du client. Méfiez-vous s’il ne sait pas répondre ou s’il reste dans le vague.

6. Quelle est la durée du projet ?

Par durée, on entend le volume de mots à post-éditer. Personnellement, je vous conseille de privilégier les projets de longue haleine, sur plusieurs mois voire plusieurs années, et les projets d’au moins 50 000 mots.

7. S’agit-il d’une post-édition légère ou complète ?

Cette question très importante vous servira à évaluer la rentabilité du projet une fois que vous négocierez le tarif et le délai.


8. Quel outil de TAO faut-il utiliser ?

Votre environnement de travail, vous le savez, influence votre productivité. Il est important de comprendre si vous pouvez exploiter tous les outils, les logiciels et les fonctionnalités dont vous disposez déjà ou si vous devez investir du temps dans la création d’un nouvel environnement de travail. C’est à vous de choir le chemin à entreprendre selon vos besoins.


9. Quel tarif proposez-vous pour ce projet ?

Dans l’idéal, essayez de négocier un tarif horaire. Toutefois, la plus grande majorité de clients préfère se baser sur un tarif au mot pour une question d’habitude (les projets de traduction largement basés sur un tarif au mot) et pour une question de convenance (on connaît tout de suite le prix à payer pour la prestation). Client direct ou agence de traduction, post-édition légère ou complète, moteur entraîné ou non, les tarifs au mot pour une post-édition sont de 40 % à 70 % plus bas par rapport au tarif de traduction ; il n'est pas toujours facile de se retrouver. Pour en discuter davantage, je vous donne rendez-vous à la page https://fr.eamtranslations.com/forum/traduction-automatique.


Mise à jour suite à une remarque d'une lectrice qui a des yeux de lynx :

10. Pouvez-vous m'envoyer un extrait du texte source et de sa traduction automatique ?

Comment ai-je pu oublier cela ?! Avoir sous les yeux le texte source et sa traduction automatique permet d'évaluer la qualité de la prétraduction. Toutefois, un extrait du texte source et de sa traduction ne vous permettent pas savoir si le client a mis en place un procédé de post-édition avec des mises à jour régulières du moteur de traduction automatique, ni de connaitre le fournisseur de traduction automatique utilisé et s'il s'agit d'un système neuronal ou statistique, par exemple.


Avez-vous d’autres astuces pour évaluer une possible collaboration et dénicher les projets de post-édition les plus rentables ? N’hésitez pas à les partager !

55 views0 comments

Location

Lyon, France

Contact / Collab

Follow

  • LinkedIn
  • YouTube
  • Twitter

© 2020, Enrico Antonio Mion – Mentions Légales